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Burkina Faso/Affaire Sankara : la France appelée à accepter la « levée du secret de défense »

Publié par DK News le 14-11-2016, 16h30 | 30
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Le réseau international "Justice pour Sankara, justice pour l'Afrique" a demandé, lundi à la France, d'accepter la "levée du secret de défense" dans le cadre des enquêtes du dossier de l'ex-président burkinabè, Thomas Sankara et douze de ses compagnons morts lors d'un coup d'Etat en 1987, ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir.

"Nous demandons aux députés de l'Assemblée nationale d'interpeller de nouveau le président de l'Assemblée nationale pour qu'il reconsidère sa position et accepte la demande d'enquête parlementaire sur l'assassinat de Thomas Sankara, comme l'ont déjà demandé plus de 5.500 personnes", a écrit l'Association dans une déclaration signée le 11 novembre à Paris, Ouagadougou, Bruxelles, Milan, Bamako, Madrid, Niamey, Berlin, Toronto, Marseille, Ajaccio, Montpellier et Liège.

Les signataires du texte appellent également "toutes les organisations françaises et étrangères, organisations des droits de l'homme, partis politiques, associations de la société civile, soucieuses de justice, à faire pression sur le gouvernement français pour que soit satisfaite la demande du juge burkinabè".

Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè, et douze de ses compagnons ont été tués lors d'un coup d'Etat qui a porté Blaise Compaoré, l'un de ses fidèles frères d'armes d'alors, à la tête du Burkina Faso.
Les avocats de Thomas Sankara ont expliqué en octobre dernier que le juge d'instruction a procédé à l'inculpation de 14 personnes et au lancement de deux mandats d'arrêt internationaux contre l'ex-président Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando, alors que 100 personnes ont été auditionnées.
Pour le réseau international "Justice pour Sankara, Justice pour l'Afrique", après deux ans d'enquêtes, la justice a auditionné une centaine de personnes, et en a inculpé une quinzaine.
"Son sérieux et son intégrité ne peuvent être mis en doute. Cette demande ne doit pas être prise à la légère, comme l'a été la demande d'enquête parlementaire, demandée par des députés burkinabè, et déposée par les députés écologistes et ceux du Front de gauche à l'Assemblée nationale en octobre 2012 en France", ont-ils ajouté.

 

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