Les membres du Conseil de la nation ont estimé mardi que le projet de loi fixant les hautes responsabilités de l'Etat et les fonctions politiques exigeant la jouissance exclusive de la nationalité algérienne consacrait la culture d'appartenance nationale.
Lors d'une séance plénière consacrée à la présentation et à l'examen de ce texte, le sénateur Abdelwahab Benzaim a indiqué que le projet de loi issu de la dernière révision constitutionnelle consacrait la culture d'appartenance nationale.
Il a proposé de «réduire» à moins de six mois, à compter de la date de publication de la loi dans le journal officiel, la période transitoire pour les titulaires actuels de hautes responsabilités de l'Etat pour produire une déclaration sur l'honneur de jouissance exclusive de la nationalité algérienne.
Ali Djerbal a considéré, pour sa part, que les dispositions de ce texte répondaient aux préocupations des citoyens exprimées à maintes reprises au regard du caractère sensible des hautes responsabilités de l'Etat et leur lien étroit avec la souveraienté nationale.
Son confrère Abdel Hakim Latrie a préconisé de son coté que cette disposition soit généralisée a tous les représentants de l'Etat à l'étranger.
Dans son intervention, le membre de la chambre haute du parlement, Ahmed Bouzine, a appelé à ne pas verser dans les excès et la surenchère lors de l'examen des projets de loi notamment ceux qui servent le pays et le citoyen.Ce texte intervient pour consolider l'arsenal juridique et parachever l'édifice de révision constitutionnelle initiée par le président de la République.
IL a reproché toutefois a ce texte de négliger le poste de secrétaire général de ministère et de wali.
Le ministre de la justice Garde des sceaux Tayeb Louh avait assuré lors de la présentation du projet de loi que ce texte n'excluait personne y compris les membres de la communauté nationale à l'étranger.